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Sol en résine coulée sans joint dans un intérieur contemporain, réalisé à Nyon

Sol en résine et
béton ciré à Nyon

Un sol continu, sans joint, coulé sur quelques millimètres. Il se pose le plus souvent sur le carrelage existant, sans démolition ni évacuation. Séjour, salle de bain, cuisine, escalier, garage ou local professionnel : le système change selon l'usage, et c'est là que se joue le résultat.

Durée moyenne 3 à 7 jours
Épaisseur du système 2 à 5 mm
Sur carrelage existant sans démolition

Comment se pose
un sol coulé

Sept étapes, dont cinq invisibles une fois le sol terminé. Sur ce type de revêtement, le résultat ne dépend presque pas du produit final : il dépend de ce qui a été fait avant. C'est pour cela que deux sols d'apparence identique n'ont pas la même durée de vie.

01
Diagnostic du support Nos équipes

Contrôle de la planéité à la règle, test de cohésion, mesure de l'humidité résiduelle, repérage des carreaux qui sonnent creux. Un sol coulé ne rattrape aucun défaut : il les révèle. Cette étape décide si l'on pose sur l'existant ou s'il faut le déposer.

02
Préparation mécanique Nos équipes

Ponçage diamant ou grenaillage selon le support, pour ouvrir la surface et retirer les couches non adhérentes — cires, colles, laitance. Aspiration à la source, puis dépoussiérage complet. C'est bruyant, poussiéreux, et absolument non négociable.

03
Primaire d'accrochage Nos équipes

Application d'un primaire adapté au support : époxy bi-composant sur béton, primaire d'adhérence spécifique sur carrelage. En sous-sol ou sur dalle sans barrière, on ajoute une résine faisant barrière aux remontées d'humidité — c'est ce qui évite le décollement à deux ans.

04
Couche de corps et joints creux Nos équipes

Rebouchage des joints de carrelage et des irrégularités, puis application d'une couche de corps fibrée ou armée d'une trame de verre selon la surface. C'est elle qui répartit les contraintes et empêche les joints de l'ancien sol de réapparaître en transparence.

05
Application du revêtement Nos équipes

Deux passes minimum, appliquées à la lisseuse pour le béton ciré ou coulées et débullées au rouleau à picots pour une résine. C'est ici que se crée l'aspect : le nuançage dépend du geste, pas du produit. Chaque passe se fait d'un seul tenant, sans reprise, pour éviter les marques de raccord.

06
Ponçage intermédiaire Nos équipes

Ponçage fin entre les couches et après la dernière passe, pour égaliser le grain et révéler la matière. Le degré de ponçage change complètement le rendu : plus on affine, plus le sol tire vers un aspect minéral lisse ; moins on ponce, plus il garde du relief et du caractère.

07
Protection et durcissement Nos équipes

Deux couches de vernis polyuréthane, mat, satiné ou brillant, qui assurent l'imperméabilité et la résistance aux taches. Le sol supporte un passage léger après vingt-quatre heures, mais atteint sa dureté définitive au bout de sept jours. Nous vous laissons les consignes d'entretien par écrit.

L'intégralité de ces étapes est réalisée par nos équipes, sans sous-traitance. Le sol coulé est un métier d'application : le même produit posé par deux mains différentes ne donne pas le même résultat, et c'est la raison pour laquelle nous ne le confions à personne.

Les choix qui
font le prix

Sur un sol coulé, le produit représente une part minoritaire du devis. L'essentiel se joue sur l'état du support, le système retenu et le temps d'application. Voici les six décisions qui font varier le montant.

Le choix

L'état du support existant

C'est le facteur numéro un, et le seul qui ne se choisit pas. Un carrelage sain et plan se prépare en une journée. Un sol fissuré, creux par endroits ou couvert de colle ancienne demande une dépose ou un ragréage épais — parfois autant que le revêtement lui-même.

Poids sur le budget Déterminant
Le choix

Béton ciré ou résine

Le béton ciré est un mortier minéral appliqué à la lisseuse : aspect nuancé, matière vivante, idéal en pièce à vivre. La résine est un système coulé, plus uniforme et plus résistant chimiquement : c'est le bon choix pour un garage, une buanderie ou un local professionnel.

Poids sur le budget Déterminant
Le choix

La surface traitée

Le prix au mètre carré baisse nettement avec la surface. Une salle de bain de huit mètres carrés demande autant de préparation, de matériel et de déplacements qu'un séjour de quarante — mais l'application est six fois plus courte. Regrouper plusieurs pièces change beaucoup le ratio.

Poids sur le budget Déterminant
Le choix

Les raccords et remontées

Un sol sur une surface dégagée se pose vite. Multiplier les seuils, les plinthes, les angles rentrants, les contremarches d'escalier ou les remontées en paroi de douche, c'est multiplier les découpes et le travail à la main — la partie la plus lente du chantier.

Poids sur le budget Sensible
Le choix

L'aspect et le nuançage

Un rendu uni se réalise en deux passes régulières. Un effet nuagé, marbré ou à forte matière demande des passes supplémentaires et un travail de reprise à la lisseuse. C'est du temps d'application pur, et c'est ce qui distingue un sol banal d'un sol qu'on remarque.

Poids sur le budget Sensible
Le choix

La finition de protection

Mat, satiné ou brillant : le choix est d'abord esthétique, mais pas seulement. Un vernis mat masque mieux les micro-rayures du quotidien, un satiné se nettoie plus facilement. En pièce d'eau ou en cuisine, nous ajoutons une couche supplémentaire — elle coûte peu et double la durée de vie de la finition.

Poids sur le budget Modéré

Nous venons voir le support avant de chiffrer, systématiquement. Sur ce type de sol, une estimation par téléphone n'a aucune valeur — c'est ce qu'il y a sous le futur revêtement qui détermine le prix et la tenue.

Demander une visite

Le chantier
jour par jour

Trois à sept jours selon la surface et l'état du support. Le calendrier n'est pas dicté par le travail mais par les temps de séchage : chaque couche impose son délai, et rien ne peut l'accélérer.

Jour 1

Protection et préparation

Protection des murs, des portes et des pièces voisines, puis ponçage ou grenaillage du support avec aspiration à la source. C'est la journée la plus bruyante et la seule vraiment poussiéreuse.

Jour 1 – 2

Primaire et rebouchage

Application du primaire d'accrochage, rebouchage des joints et des défauts. Le primaire doit être sec avant la suite : douze heures en général, davantage en sous-sol ou par temps humide.

Jour 2 – 3

Couche de corps

Application de la couche de corps, armée si la surface le demande, puis séchage complet. C'est elle qui garantit qu'aucun joint de l'ancien carrelage ne réapparaîtra dans six mois.

Jour 3 – 5

Passes de finition

Deux passes au minimum, chacune suivie d'un séchage et d'un ponçage fin. C'est ici que naît l'aspect définitif — et le seul moment où l'on peut encore ajuster l'intensité du nuançage.

Jour 5 – 7

Vernis et remise en service

Deux couches de protection polyuréthane. Passage léger possible après vingt-quatre heures, remise des meubles après quarante-huit, dureté définitive à sept jours. Nous laissons les consignes par écrit.

Une pièce d'eau seule se traite en trois à quatre jours ; un séjour avec cuisine ouverte demande plutôt six à sept jours. Le chantier reste propre : après la première journée, il n'y a plus ni bruit ni poussière, seulement des zones à ne pas fouler. Nous vous donnons le calendrier des séchages avant de commencer.

Vos questions sur
les sols coulés

Huit questions qui reviennent systématiquement. Si la vôtre n'y est pas, appelez — nous répondons directement, sans standard.

Combien coûte un sol en résine ou en béton ciré ?

Le prix au mètre carré varie beaucoup selon le système, la surface et l'état du support. Contrairement à un carrelage, la matière représente une part minoritaire du montant : c'est la préparation et le temps d'application qui font le devis.

Résine techniqueGarage, cave, buanderie, local professionnel90 à 160 CHF/m² Béton ciré ou résine décorativeSéjour, cuisine, grandes surfaces180 à 300 CHF/m² Petites surfaces et pièces d'eauMoins de 15 m², douches, escaliers250 à 400 CHF/m²

Les petites surfaces coûtent plus cher au mètre carré : la préparation, le matériel et les déplacements sont les mêmes que pour une grande pièce. Regrouper plusieurs zones dans un même chantier fait nettement baisser le ratio. La visite et le devis sont gratuits.

Peut-on poser sur un carrelage existant ?

Oui, dans la grande majorité des cas — et c'est l'un des principaux intérêts du procédé : ni démolition, ni évacuation, ni poussière de burin. Le carrelage doit être bien collé, sans carreau creux ni fissure traversante, et le support doit être sec.

L'épaisseur ajoutée reste de deux à cinq millimètres, ce qui pose rarement problème sous les portes. Nous vérifions ces points au marteau et à l'humidimètre pendant la visite : c'est ce contrôle qui détermine si l'on pose dessus ou si l'on dépose.

Quelle différence entre résine et béton ciré ?

Le béton ciré est un mortier minéral, appliqué à la lisseuse en couches très fines. Il donne une matière vivante, légèrement nuancée, avec des variations de ton qui font tout son caractère. C'est le choix des pièces à vivre.

La résine est un système synthétique, coulé ou appliqué au rouleau, plus uniforme et beaucoup plus résistant aux produits chimiques et à l'abrasion. Elle s'impose au garage, en buanderie, en atelier ou dans un local professionnel. Dans les deux cas, la protection finale est un vernis polyuréthane.

Est-ce que ça fissure ?

Un sol coulé correctement préparé ne fissure pas de lui-même. Les fissures qu'on observe viennent presque toujours du support : une dalle qui travaille, un joint de dilatation ignoré, ou une couche de corps posée sans armature sur une grande surface.

C'est pour cela que nous armons systématiquement au-delà d'une certaine surface et que nous reprenons les joints de structure existants plutôt que de les recouvrir. Un joint de dilatation doit rester un joint : le masquer, c'est garantir la fissure.

Peut-on en mettre dans une salle de bain ou une douche ?

Oui, et c'est même l'un des rendus les plus spectaculaires : un sol et des parois de douche continus, sans un seul joint à nettoyer. La condition est absolue : une étanchéité sous le système, réalisée dans les règles avec bandes de renfort et manchettes.

Nous ajoutons une couche de protection supplémentaire dans ces pièces, et nous traitons les remontées en paroi à la main. Sur une douche, comptez un délai supplémentaire : le vernis doit être parfaitement durci avant la première utilisation.

Est-ce compatible avec un chauffage au sol ?

Parfaitement, et c'est même l'un des meilleurs revêtements pour cela : la faible épaisseur et la conductivité du système laissent passer la chaleur bien mieux qu'un parquet.

Une seule règle à respecter : le chauffage doit être coupé quarante-huit heures avant le début des travaux et remis en service progressivement après le durcissement complet. Nous vous donnons la procédure exacte avant de commencer.

Comment ça s'entretient ?

Comme un parquet vitrifié : balai ou aspirateur, puis serpillière bien essorée avec un détergent au pH neutre. Ni produit abrasif, ni vinaigre, ni nettoyeur vapeur — ce sont les trois ennemis du vernis.

Dans une pièce très sollicitée, une remise en état du vernis tous les six à huit ans suffit à retrouver l'aspect d'origine. Elle se fait en une journée, sans toucher au sol lui-même. Nous laissons les consignes détaillées à la fin du chantier.

Quand peut-on remarcher dessus et remettre les meubles ?

Passage pieds nus ou en chaussettes après vingt-quatre heures. Remise des meubles après quarante-huit heures, en les portant plutôt qu'en les faisant glisser. Tapis et charges lourdes après sept jours.

Ce délai n'est pas une précaution commerciale : la résine poursuit sa réticulation pendant une semaine et atteint sa dureté finale à ce moment-là. Une marque faite le troisième jour ne partira jamais.

Une question qui n'est pas là ? Trois minutes au téléphone valent mieux qu'une page de plus.